Bouturage ligneux au jardin-forêt : saule, sureau, groseillier et cornouiller

De la chute des feuilles à la fin de l'hiver, des tiges d'un an prélevées sur des arbustes en repos peuvent s'enraciner directement en pleine terre. Voici ce que documentent les sources, et ce qu'elles laissent ouvert.

Points clés

  • Le bouturage ligneux se pratique en repos végétatif, de la mi-automne à la fin de l'hiver, après la chute des feuilles, en évitant les périodes de fortes gelées (RHS).
  • Groseilliers (rouges, blancs), cassissiers, groseilliers à maquereau, cornouillers et saules figurent explicitement parmi les espèces adaptées ; le sureau aussi, avec une précaution de coupe.
  • Les saules ont un taux de reprise élevé ; pour les autres espèces, la réussite est variable selon le site et le geste (INRAE).
  • Les boutures restent en place un an : l'enracinement se vérifie à l'automne suivant.

Multiplier ses arbustes par bouturage, c'est produire gratuitement les plants d'une future haie ou d'une lisière de jardin-forêt. La méthode la plus simple pour les arbustes à bois caduc est le bouturage ligneux (« bois sec ») : on prélève des tiges aoûtées pendant le repos de la plante et on les plante directement.

Le bouturage, une technique éprouvée du génie végétal

Le bouturage est une méthode ancienne, aujourd'hui intégrée au génie végétal pour stabiliser berges, talus et pentes faibles. Il permet une production rapide de biomasse par voie végétative, qui amorce des processus de restauration écologique (INRAE). Les saules y sont particulièrement adaptés grâce à leur taux de reprise élevé ; d'autres espèces partagent des caractéristiques utiles, mais avec une aptitude au bouturage très variable selon les contextes.

Quand bouturer ?

Selon la Royal Horticultural Society (RHS), les boutures ligneuses se prélèvent pendant le repos végétatif, de la mi-automne à la fin de l'hiver, après la chute des feuilles, en évitant les périodes de fortes gelées. L'automne n'est donc pas une fenêtre unique : c'est le début d'une période qui court jusqu'à la fin de l'hiver.

Quelles espèces ?

La RHS cite explicitement comme adaptés au bouturage ligneux :

Pour les espèces à moelle épaisse comme le sureau (Sambucus), la RHS conseille de couper au niveau du « talon », là où la pousse s'insère sur la branche.

Le geste, étape par étape

D'après la RHS :

  1. Choisir des tiges saines de l'année, bien aoûtées.
  2. Les couper en tronçons de 15 à 30 cm, avec une coupe nette en biais juste au-dessus d'un bourgeon en haut (pour évacuer l'eau) et une coupe droite juste sous un bourgeon à la base.
  3. Enfoncer la bouture aux deux tiers dans le sol (pleine terre ou pot), en laissant quelques bourgeons à l'air.
  4. Laisser en place jusqu'à l'automne suivant, moment où les boutures devraient être enracinées et pourront être transplantées.

Ce qui reste incertain

À faire cet automne


Sources

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